22/04/2021

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Au pied de mon très vieux pommier sont apparus des champignons et il dépérit. Que faire ?

Au pied de mon très vieux pommier sont apparus des champignons et il dépérit.Que faire ?

Les symptômes que vous me décrivez sont caractéristiques d’une attaque de champignons armillaires (Armillaria spp.), que l’on nomme plus couramment le pourridié. L’espèce la plus courante, l’armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) développe de longs filaments coriaces brun noirâtre appelés « rhizomorphes », qui peuvent croître de 1 m de long par an. Parfois, la surface des rhizomorphes est couverte d’une moisissure blanche, d’où l’odeur caractéristique de moisi qui se manifeste lors d’une attaque de pourridié. Les rhizomorphes s’enfoncent rarement à plus de 20 cm de profondeur dans le sol. Il est donc facile de repérer leur présence par un simple bêchage ou même un griffage. À partir du mois d’août, des touffes de champignons couleur de miel (ils sont comestibles à l’état jeune) peuvent germer sur les rhizomorphes. Ce sont les fructifications de l’armillaire.

Les attaques de pourridié sont souvent accompagnées d’une floraison ou d’une fructification exceptionnelle de la plante attaquée, qui ensuite meurt brutalement, à la suite d’un brunissement total.

Il n’existe pas de traitement direct contre le pourridié. Il faut arracher rapidement la plante attaquée, extraire ses racines du sol et changer la terre sur 30 cm d’épaisseur.

Plantez ensuite des végétaux assez résistantes tels que les : if, bambou, hêtre, buis, lavatère, chêne, catalpa, arbre de Judée, clématite, cotinus, elaeagnus, corête du Japon, passiflore, photinia, pittosporum, rhus ou sarcococca.

En revanche, bouleau, cèdre, thuja, cyprès, cotonéaster, forsythia, glycine, groseillier à fleurs, lilas, hortensia, pommier, pivoine, prunus, rhododendron, rosier et saule sont très sensibles au pourridié. Pour ces dernières espèces, il est conseillé d’attendre au moins dix ans avant d’envisager leur culture dans un emplacement précédemment infesté par l’armillaire.

• En illustration : Armillaria tabescens

©Photo : www.map-photos.com – Jean-Yves Grospas

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