« Comme du grain en terre, laisse pourrir ton idée. Une tige en sortira peut-être ».
(Félix Leclerc, 1914-1988, poète et chanteur québecquois)
« Le Panthéon du jardinier est la gloriette. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Mes brèves de jardin, 2010)
« Le jardin est la manifestation idyllique du fantasme anthropique d’une nature aseptisée ou tout au moins canalisée, qui satisfait nos besoins innés de verdure. »
(Patrick Mioulane. Inspirations jardinières, novembre 2009)
« Les galants gardénias dans leurs suaves pourpoints Entendaient le doux cri des arbres enfantins… »
(Raymond Queneau, 1903-1976, auteur français ; Battre la Campagne, 1968)
« Les cinq doigts de la main sont la plus mirobolante giroflée à cinq feuilles qui ait jamais brodé les parterres de la noble cité de Harlem. »
(Louis Jacques Napoléon Bertrand, dit Aloysius Bertrand, 1807-1841, poète français ; Gaspard de la nuit, 1842)
« Je suis un vrai homme des villes, j’aime l’air libre et les jardins. »
(Jean Claude Nicolas Forestier, paysagiste ; 1861-1930, cité par Jean Giraudoux dans Pleins Pouvoirs, 1939)
« Si la modeste violette Sous l’herbe se voile en naissant, Son mérite perce en cachette Comme l’esprit en se montrant ».
(Charles Joseph Chambet,1792-1867, auteur français, Emblème des Fleurs ou Parterre de Flore,
« Il est bon de garder sa fleur, mais pour l’avoir perdue, on ne doit pas se plaindre. »
(Jean de La Fontaine, 1621-1695, poète français, La Fiancée du roi de Garbe, 1666)
« Plus d’un songeur à cette époque a laissé bien des fois ses yeux et sa pensée pénétrer indiscrètement à travers les barreaux de l’antique grille cadenassée, tordue, branlante, scellée à deux piliers verdis et moussus, bizarrement couronnée d’un fronton d’arabesques indéchiffrables ».
<p style="text-align:« La véritable nuit est dans le cœur des fleurs, des grandes fleurs noires qui ne s'ouvrent pas. »
(René Daumal, 1908-1944, poète, écrivain et dramaturge français)
« Elle a passé, la jeune fille Vive et preste comme un oiseau À la main une fleur qui brille, À la bouche un refrain nouveau. »
(Gérard de Nerval (Gérard Labrunie), 1808-1855, écrivin et poète français; Une allée du Luxembourg, 1832)
« Les joies d'un jardin sont si nombreuses et si permanentes, nous apportant la lumière dans la maison, la santé au corps et la sérénité de l’esprit, que nous devons, nous qui l’avons prouvé, nous dont la vie quotidienne est réjouie par son influence,
« Combien de gens réfléchissent vraiment à ce qu’est une feuille ? Pourtant, la feuille est à la fois le produit et le phénomène le plus important de la vie : nous vivons dans un monde vert, où les animaux sont en proportion moindre et peu
« Le narcisse qui fait penser aux neiges des berges de la Suisse. »
(Francis Jammes, 1868-1938, poète et romancier français ; De l’Angélus de l’aube à l’angélus du soir, 1888-1897)
« Le Crocus enflammé, faisait luire la montagne. »
(Homère, 8e siècle av. J.-C., Poète grec de l’Antiquité ; L’Odyssée)
« Giroflée, naïve cocardelle au bord d'un bandeau plat… »
(Rémy de Gourmont, 1858-1915, romancier français ; Le Pèlerin du Silence, Fleurs de jadis, 1896)
« La langue a ses floraisons et ses hivers. Il y a des styles nus comme des squelettes d’arbres, puis arrive le style fleuri de l’école du feuillage, du touffu, du broussailleux. Puis, il faut les émonder. »
(Jules Renard, 1864-1910, écrivain français ; Journal
« Le calice de la gentiane dont le bleu est si profond. »
(Marcel Proust, 1871-1922, écrivain français ; Jean Santeuil, 1895-1952)
« Qu’avait donc ce jardin pour laisser croire à ses visiteurs que sa splendeur ne pouvait être entièrement naturelle, qu’on avait dû conclure un pacte avec le monde surnaturel pour y faire pousser une telle profusion végétale ? »
(Kate Morton, née en 1976, écrivaine
« Je veux faire de toi ce que fait le printemps avec les cerisiers. »
(Pablo Neruda (Ricardo Eliécer Neftalí Reyes-Basoalto), 1904-1973, poète et homme politique chilien ; L’amour en rime, 1924)