« Un grand jardin avec ses quatre arpents enclos dans une enceinte, c’est d’abord un verger dont les hautes ramures, poiriers et grenadiers et pommiers aux fruits d’or et puissants oliviers et fruitiers domestiques, portent, sans se lasser ni s’arrêter, leurs fruits. » (Homère, VIIIe siècle av. J.-C., poète grec de
« La verge d’or est entièrement composée de fleurons qu’enveloppe un duvet soyeux. Il semble que la prévoyante nature ait voulu, par là, garantir ses boutons des larcins de l’abeille, avide des sucs parfumés que renferme son calice. » (Charles Malo, 1790-1871, auteur français, Parterre de flore, 1819)
« On sait depuis longtemps que ce sont les vents, ces messagers de l'amour végétal, qui portent aux plantes femelles le sperme des mâles. Ce n'est point en plein vent que les nôtres courent ordinairement de pareils risques ! » (Julien Offray de La Mettrie, 1709-1751, médecin et philosophe français ; L’homme-plante,
« J’avais l’intention de cueillir pour vous des roses plein ma robe, mais quand je me suis retrouvé devant le rosier, le parfum des fleurs m’a enivré à tel point que je n’ai pu faire un geste. »
(Saadi (Abu-Muḥammad Muṣliḥ al-Din bin Abdallah Shirazi, 1210-1292, poète
« Normal que la scorsonère, préfère aux « doigts du Diable », son autre appellation de sceau de Notre-Dame. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; réflexions jardinières, L’Officiel Jardin-Motoculture, octobre 2010)
« La science est un processus créatif qui ne se décrète pas. »
(Catherine Bréchignac, née en 1946, physicienne française, Présidente du CNRS ; Le Monde 30 avril 2008)
« Et pourquoi les couleurs ne seraient-elles pas sœurs des douleurs, puisque les unes et les autres nous attirent dans l'éternel ? »
(Hugo von Hofmannsthal, 1874-1929, écrivain autrichien ; Lettre d'un voyageur rentré dans son pays, 1907)
« La sublime tubéreuse, qui s’éveille à la fin de l’après-midi, étire ses pétales de cire, parfois touchés de rose, et soupire : « il est six heures ». Son âme se met en marche et sur sa force odorante, nous mesurons l’état de l’atmosphère. » (Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ;
« Aux environs, l'herbe de baume, dont les feuilles sont en cœur, et les basilics à odeur de girofle, exhalaient les plus doux parfums. »
(Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, 1737-1814. Paul et Virginie, 1787)
Quand tu donnes une noix à quelqu'un, donne-lui aussi de quoi la casser.
(Proverbe géorgien)
« Châtaignes dans les bois Se fendent, se fendent, Châtaignes dans les bois Se fendent sous nos pas. »
(Francine Cockenpot, 1918-2001, Chanson populaire, 1945)
« L’homme est le travailleur du printemps, de la vie, de la graine semée et du sillon creusé, et non le créancier livide du passé ».
(Victor Hugo, 1802-1885, Les Quatre vents de l’esprit, 1881)
« La feuille d’automne, Emportée par le vent, En ronde monotone, Tombe en tourbillonnant. »
(Francine Cockenpot, 1918-2001, Colchiques dans les prés, chanson populaire, 1945)
« Cèdres, cèdres de Dieu, qui dira, qui peut dire Votre auguste noblesse et votre majesté, Vous qui vîtes couler d’innombrables empires Sous votre sérénité. Vous dont Salomon eut l’honneur de
« Tu es belle, raffinée, élégante, distinguée Dans ta jungle, en liberté, on te laisse t’accrocher. Tu cours vers ton ciel, pas statique, volubile, Tu fabriques mille vrilles, enivrante chlorophylle. » (Patrick Blanc, né en 1953, botaniste français ; Le Bonheur d’être plante, Un peu de botanique, 2005)
« Ce qui dure, c’est l’indifférence. Rien ne tient mieux à l’arbre qu’une branche morte ». (Henry de Montherlant, 1895-1972, écrivain français ; Demain il fera jour, 1949)
« Quand la terre et le ciel se mêlent, quand vers le milieu du jour chaque brin d’herbe a sa goutte d’eau sans qu’on sache d’où elle est tombée, alors, c’est bien l’automne. » (Émile Chartier, dit Alain, 1868-1951, philosophe français ; Propos, 6 octobre 1909)
« Le Printemps et l’Automne ont mêlé leur étreinte, Et leurs fruits et leurs fleurs, et la lumière de leurs yeux. Ils sont partis dans l’ombre où, comme une âme sainte, À l’aurore du soir, s’élève l’aurore en eux. » (Anonyme)
« Dans la maison de la fourmi, la rosée est une tempête ».
(Proverbe arabe)
« Il souhaitait créer dans le jardin l’état d’un esprit nouvellement éveillé et encore empreint des rêves du passé, baignant déjà dans l’inconscience d’une lumière spirituelle douce et aspirant à la liberté qui réside dans l’au-delà. » (Okakura Kakuzo, 1862– 1913, érudit japonais ; Le Livre du thé, 1906)