La tomate « La chair périphérique, compacte et homogène, d’un beau rouge de chimie, est régulièrement épaisse entre une bande de peau luisante et la loge où sont rangés les pépins jaunes, bien calibrés, maintenus en place par une mince couche de gelée verdâtre le long d’un renflement
« Pour les « naturalistes » et les romantiques, l’art topiaire est un acte de perversion. Cela fait peut-être du conceptualisme, le fait de tailler les idées pour leur donner une forme spécifique, un acte de subversion. »
(Tim Richardson, né en 1968, auteur Anglais
« Le bœuf traîne la charrue et le paysan suit la charrue. Tu mets l’ignorance à la place du bœuf et tu trouves derrière la misère et la pauvreté ». (Driss Chraïbi, 1926-2007, écrivain marocain ; Une Enquête au pays, 1981)
« Depuis trois ans il plantait des arbres dans cette solitude. Il en avait planté cent mille. Sur les cent mille, vingt mille était sortis. Sur ces vingt mille, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu'il y a d'impossible
« Prétendre comprendre ce que signifie être plante serait bien prétentieux. La science nous permet de déceler de multiples capacités chez ces êtres vivants ainsi que les mécanismes physiologiques ou génétiques qui les sous-entendent. Cependant nous ne pourrons jamais nous représenter tout à fait l’existence végétale
« Osteospermum x hybridum série Sunadora. Une famille de fleurs espiègles, déguisées en marguerites, a mis son habit de lumière pour faire la fête dans le jardin. C’est la piste des étoiles, qui vous en fait voir de toutes les couleurs ». (Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste
« Il est une chose que l’églantine donne sans compter, c’est le charme ineffable de sa couleur et de son parfum : charme que nous avons tous subi, mais que personne ne saurait décrire et qui, si nous tentions audacieusement de le faire, nous montrerait une fois de
« Qu’est ce qu’une fleur ? Un sexe géant qui s’est mis sur son trente et un. » (Amélie Nothomb, née en 1966, romancière belge ; Le sabotage amoureux, 1993)
La racine
« Cachée à la vue, parfois devinée Pied d’argile, piédestal, puissance souterraine au parcours inconnu, Envers terrestre des clartés arborescentes, Chemin vers le Royaume des Enfers Filet de sève brute figé dans la terre brute Théâtre des symbioses et des anastomoses Gabion, rempart, fascine, finalement imitée par
« Je n’aimerais guère vivre dans la lune, cela m’embêterait de changer de quartier tous les neuf jours. » (Francis Blanche, 1921-1974, humoriste français)
« Le voisin est un animal nuisible, assez proche de l’homme ».
(Pierre Desproges, 1939-1988, humoriste français)
« Il n’y a rien de plus divertissant, ni de plus agréable dans un jardin, qu’une belle vue, et l’aspect d’un beau pays. »
(Antoine Joseph Dézallier d’Argenville, 1680-1765, naturaliste français ; Traité sur la pratique du jardinage, 1709)
« Les cèdres du Liban sont les reliques des siècles et de la nature, les monuments naturels les plus célèbres de l’univers. Ils savent l’histoire de la terre, mieux que l’histoire elle-même » … »
(Alphonse de Lamartine. Souvenirs, impressions, pensées et paysages
« La nature n’est ni accueillante, ni confortable. Sauf à la domestiquer, il ne fait pas bon y vivre. »
(Pascal Cribier. Paysagiste. Connaissance des Arts Jardins 2008)
« La graine des nigelles est noire, brillante comme un cent de puces et garde à long terme, si on l’échauffe, un parfum d’abricot, qu’elle ne transmet pas à la fleur. Je sèmerai des nigelles quand, dans le jardin-de-demain, auront repris place le songe, le projet
« Robe rouge et œil noir, le coquelicot des champs danse le flamenco au son des crincrins des cigales qu’on entend plus fort lorsque le vent se lève. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Mes brèves de jardin, 2010)
« Le jardin n’est plus une sculpture du paysage ou une vitrine des connaissances botaniques. C’est un espace de vie que l’on partage en famille et entre amis, un lieu de convivialité qui réconcilie nature et humanité. »
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste
« De fait on tient que le labyrinthe a été signalé longtemps par les prouesses des amants et qui si les cyprès pouvaient parler, ils nous apprendraient quantité de jolies petites aventures qu’on ne sait pas. »
(Marcel Poëte, 1866-1950, historien français ;
« Si l'on admet que les considérations météorologiques constituent un liant verbal indispensable à la constitution du lien social, on comprend mieux la signification de l'effet de serre (la main) qui intervient souvent en fin d'entretien climatique. »
(Philippe Bouvard, né en 1929,