« La nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L’homme y passe à travers des forêts de symboles Qui observent avec des regards familiers. »
(Charles Baudelaire, 1821-1867, poète français ; Les Fleurs du mal, 1857)
« Loin, bien loin, de l’autre côté de l’équateur, Tout au sud, décorant le menton de l’Afrique, Des millions de corolles font un tapis magique, Étoiles multicolores et le désert devient fleur. »
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste-botaniste français ; La Nature en grand large, 2004)
« Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n’existe nulle part, sauf dans ma planète, et qu’un petit mouton peut anéantir d’un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu’il fait, ce n’est pas important ça !…Mais si le
« J’aiderai de toute mon ardeur la motoculture… L’agriculture doit devenir, sous peine de mourir, une industrie ».
(Édouard Herriot, 1872-1957, homme d’État français ; Lettre au Président de la Chambre syndicale de la motoculture, 13 octobre 1907)
« Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et de brouillard, et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil ».
(Victor-Lévy Beaulieu, né en 1945, écrivain québecquois ; l’Héritage, 1996)
« Une rose d’automne est plus qu’une autre exquise. »
(Agrippa d’Aubigné, 1553-1630, écrivain et poète français ; Les tragiques, 1616)
« Quand on naît salade, l’huile et le vinaigre vous tombent du ciel ».
(Elena Poniatowska, née en 1932, journaliste et écrivaine mexicaine ; Vie de Jésus, 1980)
« Le rudbeckia joue entre soleil et nuit. Son œil est noir, mais il a un cœur d’or ».
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; Officiel Jardin-Motoculture, 01/2005)
« …Bientôt je percevais l’odeur de la salicaire, qui pousse en abondance sur le sol des étangs. Elle se disposait quelque part en moi ; et c’est autour de cette odeur, un peu vésicante, que réapparaissaient un à un et que se disposaient les premiers éléments du monde ».
<p« … Le sapin où le soleil brille, Balance les fruits écailleux Qui luisent entre ses aiguilles… »
(Anna-Élisabeth de Noailles, 1876-1933, poétesse et romancière française ; Le cœur innombrable, L’Hiver, 1901)
« Qui donc a fait pleurer les saules riverains »
(Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire, 1880-1918, poète et écrivain français ; Alcools, 1913)
« Les plus utiles plantes pour les haies sont les aubespins blancs ou espines blanches. »
(Olivier de Serres, 1539-1619, agronome français ; Le théâtre d’agriculture et mesnage des champs, 1600)
«… Et lorsque le jour naît et lorsque la nuit tombe, De scabieuse encore on vient parer les tombes Cette lugubre fleur est celle des soupirs Elle ne s’ouvre point aux baisers des zéphyrs. Mais aussi des amants, elle est peu caressée, C’est une veuve en deuil, sur la terre délaissée. Elle
« Jamais une telle communion avec la nature ne pourra exister autrement qu’à cet instant magique où l’on s’aventure à l’aube dans le jardin. »
(Jacques Renoard, pépiniériste français ; Le jardin du philosophe. Officiel Jardin Motoculture N° 165)
« On ne peut rêver que si l’on a les pieds sur terre. Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses ».
(Juliette Binoche, née en 1964, actrice française)
« L’asperge est le poireau du riche ».
(Francis Blanche, 1921-1974, acteur et humoriste français)
« L’amidon le plus pur et le plus blanc s’obtient à partir des racines d’arum. Mais c’est aussi le plus douloureux pour les mains de la lavandière chargée de s’en occuper, car il fait des entailles et des ampoules et rend les mains rugueuses et gercées et
« Ainsi se termine En paix Cette carrière Du végétal armé Qu’on appelle artichaut (…) Une écaille après l’autre Nous dévêtons Le délice Et mangeons la pâte pacifique De son cœur vert. »
(Ricardo Eliécer Neftali Reyes-Basoalto, dit Pablo Neruda, 1904-1973, écrivain et homme politique chilien ; Odes élémentaires, 1974)
« Doux, lisses et soyeux comme une peau de bébé, les pétales couleur chair du Magnolia grandiflora composent un écrin diaphane autour de la pyramide gardienne du génome précieux de cette beauté primitive. » (Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; réflections botaniques, 2015)