« Le rudbeckia joue entre soleil et nuit. Son œil est noir, mais il a un cœur d’or ».
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; Officiel Jardin-Motoculture, 01/2005)
« …Bientôt je percevais l’odeur de la salicaire, qui pousse en abondance sur le sol des étangs. Elle se disposait quelque part en moi ; et c’est autour de cette odeur, un peu vésicante, que réapparaissaient un à un et que se disposaient les premiers éléments du monde ».
<p« … Le sapin où le soleil brille, Balance les fruits écailleux Qui luisent entre ses aiguilles… »
(Anna-Élisabeth de Noailles, 1876-1933, poétesse et romancière française ; Le cœur innombrable, L’Hiver, 1901)
« Qui donc a fait pleurer les saules riverains »
(Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky, dit Guillaume Apollinaire, 1880-1918, poète et écrivain français ; Alcools, 1913)
« Les plus utiles plantes pour les haies sont les aubespins blancs ou espines blanches. »
(Olivier de Serres, 1539-1619, agronome français ; Le théâtre d’agriculture et mesnage des champs, 1600)
«… Et lorsque le jour naît et lorsque la nuit tombe, De scabieuse encore on vient parer les tombes Cette lugubre fleur est celle des soupirs Elle ne s’ouvre point aux baisers des zéphyrs. Mais aussi des amants, elle est peu caressée, C’est une veuve en deuil, sur la terre délaissée. Elle
« Jamais une telle communion avec la nature ne pourra exister autrement qu’à cet instant magique où l’on s’aventure à l’aube dans le jardin. »
(Jacques Renoard, pépiniériste français ; Le jardin du philosophe. Officiel Jardin Motoculture N° 165)
« On ne peut rêver que si l’on a les pieds sur terre. Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses ».
(Juliette Binoche, née en 1964, actrice française)
« L’asperge est le poireau du riche ».
(Francis Blanche, 1921-1974, acteur et humoriste français)
« L’amidon le plus pur et le plus blanc s’obtient à partir des racines d’arum. Mais c’est aussi le plus douloureux pour les mains de la lavandière chargée de s’en occuper, car il fait des entailles et des ampoules et rend les mains rugueuses et gercées et
« Ainsi se termine En paix Cette carrière Du végétal armé Qu’on appelle artichaut (…) Une écaille après l’autre Nous dévêtons Le délice Et mangeons la pâte pacifique De son cœur vert. »
(Ricardo Eliécer Neftali Reyes-Basoalto, dit Pablo Neruda, 1904-1973, écrivain et homme politique chilien ; Odes élémentaires, 1974)
« Doux, lisses et soyeux comme une peau de bébé, les pétales couleur chair du Magnolia grandiflora composent un écrin diaphane autour de la pyramide gardienne du génome précieux de cette beauté primitive. » (Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; réflections botaniques, 2015)
« Vous pouvez envoyer à la terre toutes vos colères, vos frustrations, vos perplexités en travaillant vigoureusement, jusqu'à transpirer, vous faire mal ou jusqu'à être mort de fatigue. Le travail du jardin vous débarrasse l’esprit et le nettoie à fond, le laissant clair et prêt à se
« La valeur principale d'un jardin privé n’est pas de donner à son propriétaire des légumes et des fruits (ils peuvent être meilleurs et moins chers lorsqu’ils sont produits par de grandes exploitations), mais c'est de lui apprendre la patience, la philosophie de la vie et aussi
« Dans la vie comme dans mon jardin, l’opposition est constante, la vie s’oppose à la mort, le bien au mal, le beau au laid ; le juste milieu me semble souvent triste et ennuyeux. » (Yves Gosse de Gorre, né en 1957, paysagiste français ; Les Jardins de Séricourt, Ulmer 2014)
« L'ortie, cette herbe que l'on dit cruelle parce qu'elle sait se défendre, peut aussi prendre la défense des autres. » (Maurice Mességué, 1921-2017, Phytothérapeute français ; L’Herbier de Santé, 1975)
« Vendredi récoltait des fleurs de myrte pour en faire de l'eau d'ange, lorsqu'il aperçut un point blanc à l'horizon, du côté du levant. » (Michel Tournier, 1924-2016, écrivain français ; Vendredi ou les limbes du Pacifique, 1967)
« Les jardins sont pour chacun de nous des compagnons précieux, théâtres fidèles de nos vies et de nos émotions. »
(SAS Albert II, Prince de Monaco, né en 1958 ; Préface : Dans les jardins des Grimaldi, 18 décembre 2008.)