« C’est peut-être parce que le chardon pique qu'il ne craint pas la sécheresse. Il ne faut pas être trop indulgent: un peu de haine protège. »
(Jules Renard, 1864-1910, écrivain eet dramaturge français ; Journal, 5 juillet 1905)
« Les haies ici étaient faites d’aubépine ou de charme, je crois, petites feuilles gaufrées ou plutôt tuyautées comme on dit en terme de repassage (ou peut-être plissé-soleil), comme une collerette de chaque côté de la nervure centrale.»
(Claude Simon, 1913-2005, écrivain français ; La
« Il n’y a pas de fleurs ordinaires ou extraordinaires, ni de bonnes et de mauvaises herbes. Il y a tout simplement ce jardin du Bon Dieu que le jardinier seconde à chaque printemps d’une main agile. »
« Une chaumière, un cœur, avec des lauriers roses et des pommiers fleurs, avec des poules et des lapins, comment ne pas adorer cela ? Et j’adore, à condition qu’il y ait aussi de quoi écrire une ou deux pièces de théâtre ».
(Sacha Guitry,
« Choisissez une étoile, ne la quittez pas des yeux. Elle vous fera avancer loin, sans fatigue et sans peine. »
(Alexandra David-Néel (Louise Eugénie Alexandrine Marie David), 1868-1969, journaliste, chanteuse et écrivaine française)
« La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. »
(Marc Lévy, né en 1961, écrivain français ; Et si c'était vrai
« Je ne puis pas plus te montrer un papillon dans une chenille, qu’une fraise dans sa fleur : il faut que le soleil ait mûri l’un et l’autre. »
(Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre, 1737-1814, écrivain et naturaliste français ; Harmonies de la nature,
« Si tu es comme muet une carpe et myope comme une taupe, dis-toi que le contraire aurait pu être pire. »
(Anonyme)
« Il est sur ma montagne une épaisse bruyère Où les pas du chasseur ont peine à se plonger Qui plus haut que nos fronts lève sa tête altière Et garde dans la nuit le pâtre et l’étranger »
(Alfred de Vigny, 1797-1863, poète français, Les Destinées, La
« Prenez de la bourrache contre les défaillances du cœur, elle rafraîchit les fiévreux et calme leur délire. »
(Pietro Andrea Matthioli dit Matthiole, 1501-1577, médecin et botaniste italien)
« Plus grand est le bambou, plus bas il s’incline. »
(Proverbe philippin)
« Tout renaît, et déjà l'aubépine a vu l'abeille accourir à ses fleurs »
(Pierre-Jean de Béranger, 1780-1857, chansonnier français ; Le Malade, 1839)
« Le cœur de la femme est aussi instable qu’une goutte d’eau sur une feuille de lotus ».
(Confucius, 551 à 479 ? av. J.-C., philosophe chinois)
« Comme du grain en terre, laisse pourrir ton idée. Une tige en sortira peut-être ».
(Félix Leclerc, 1914-1988, poète et chanteur québecquois)
« Le Panthéon du jardinier est la gloriette. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Mes brèves de jardin, 2010)
« Le jardin est la manifestation idyllique du fantasme anthropique d’une nature aseptisée ou tout au moins canalisée, qui satisfait nos besoins innés de verdure. »
(Patrick Mioulane. Inspirations jardinières, novembre 2009)
« Les galants gardénias dans leurs suaves pourpoints Entendaient le doux cri des arbres enfantins… »
(Raymond Queneau, 1903-1976, auteur français ; Battre la Campagne, 1968)
« Les cinq doigts de la main sont la plus mirobolante giroflée à cinq feuilles qui ait jamais brodé les parterres de la noble cité de Harlem. »
(Louis Jacques Napoléon Bertrand, dit Aloysius Bertrand, 1807-1841, poète français ; Gaspard de la nuit, 1842)
« Je suis un vrai homme des villes, j’aime l’air libre et les jardins. »
(Jean Claude Nicolas Forestier, paysagiste ; 1861-1930, cité par Jean Giraudoux dans Pleins Pouvoirs, 1939)
« Si la modeste violette Sous l’herbe se voile en naissant, Son mérite perce en cachette Comme l’esprit en se montrant ».
(Charles Joseph Chambet,1792-1867, auteur français, Emblème des Fleurs ou Parterre de Flore,