« Le fenouil purge l’estomac, il augmente la vue, de l’urine aisément il procure l’issue. Du fond des intestins il fait sortir les vents, mais sa graine a surtout vertu singulière, de les pousser par le derrière. Ainsi, ce sont ses semences séchées que l’on utilise en
La Capucine
« Un pied par-ci, un pied par-là, Voici venir la capucine. Un pied par-ci, un pied par-là, Voici fleurir la capucine. Capucine par-ci, Capucine par-là, Par-ci par-là. »
(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)
« Jardinier curieux j'ai toujours rêvé de contempler le ciel du haut d'un brin d'herbe mollement balancé entre deux graminées par un zéphyr de soir d'été parfumé. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Plantarium, 2012)
« Beaucoup préfèrent l’infusion des feuilles de monarde au thé de Chine. »
(Henry Phillips 1779 – 1840, horticulteur anglais)
« Les marronniers du parc et les chênes antiques Se berçaient doucement sous leurs rameaux en pleurs. »
(Alfred de Musset, 1810-1857, poète français ; Poésies nouvelles, ‘Lucie’, 1850)
« Dans ta coupe épanouie, Romantique guimauve, J’ai bu l’amour à l’envie Assoiffé sur l’alcôve. Cette union de nos sens Aujourd’hui a l’essence, D’un serment qui vivra;, Grâce à toi, althéa. »
(Michel Bretegnier, né en 1937, jardinier français ; Tendres fleurs, 2004)
« Nous regardions monter, sur les terrains ingrats, le grand candélabre des chardons à carder. »
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Journal à rebours, 1941)
« Nigelle, chimériques cheveux bleus de Vénus… »
(Rémy de Gourmont, 1858-1915, romancier français ; Le Pèlerin du Silence, Fleurs de jadis, 1896)
« Un jardin plein d’attraits réjouit, loge, nourrit, ôte au cœur l’angoisse pesante. Un jardin revigore les membres, il captive la vue. »
(Publius Vergilius Maro dit Virgile (-70 à + 19), poète latin – Les Catalectes – 1er siècle av. J.-C.)
« Mon jardin n’excite pas la faim, il la satisfait. Il n’augmente pas la soif à force de boire, il l’apaise en lui donnant gratuitement son remède naturel. »
(Épicure -341 à -270, philosophe grec)
« Grevillea rosmarinifolia. Des boucles de corail ciselées comme des bijoux délicats ».
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; le Truffaut Balcons et terrasses 2005)
« Quant aux géraniums rouges, ils exhalaient, humides, ce parfum complet qui fait songer à l’amour et regretter de ne pas être amoureux ».
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Chambre d’hôtel, 1939)
« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume Poussaient au bord de nos chemins. Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. »
(Émile Verhaeren, 1855 – 1916, poète belge d’expression française ; Les heures du soir, 1911)
« L’ail a une chaleur positive. Il pousse grâce à la force de la rosée, dès l'engourdissement de la nuit, jusqu'au matin. »
(Sainte Hildegarde de Bingen, 1098-1179, bénédictine phytothérapeute allemande)
« Quelle se limite à une pellicule diaphane, se durcisse comme un visage martelé par le temps ou se hérisse d’une armure épineuse, l’écorce enveloppe la plante d’une aura bien particulière qui confère à chaque espèce son individualité. »
(Patrick Mioulane, L’Âme des Plantes 2006)
« Deux ancolies se balançaient sur la colline. Et l'ancolie disait à sa sœur l'ancolie : je tremble devant toi et demeure confuse Et l'autre répondait : si dans la roche qu'use l'eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois que je tremble, et je suis confuse
« Les fleurs que j'aime sont les fleurs de nos prairies, de nos forêts, de nos montagnes. Je vais demander à l'Amérique septentrionale la miraculeuse beauté de ses composées, la majesté de ses hélianthes et de ses sylphiums. »
(Octave Mirbeau, 1848-1917, écrivain français
« Si les insectes ne s’étaient pas développés à la surface de la terre, nos plantes n’auraient pas été recouvertes de belles fleurs. Elles auraient produit des fleurs aussi ternes que celles qui nous voyons sur nos arbres : le sapin, le chêne, le noyer, le
« Le jardin est un mode d’expression personnelle, un dispositif humain créé pour satisfaire un besoin inné de contrastes. »
(Geoff Haughey, Paysagiste néo-zélandais ; Secrets de paysagistes, 2014)
« Chaque matin, quand le lever du jour apporte la joie, le volubilis renouvelle ses superbes fleurs Et continue longtemps à fleurir ainsi Pour nous apporter espoir et paix qui ne flétrissent jamais. »
(poème anglais anonyme)