« La grande marée d’août, amenant la pluie, emplissait la fenêtre. La terre finissait là, à la lisière du pré sableux. Encore un effort du vent, encore un soulèvement du champ gris labouré d’écumes parallèles, et la maison, sans doute voguerait comme une arche… »
(Sidonie Gabrielle
« Le tournesol, le tournesol, N’a pas besoin d’une boussole Ni d’arc-en-ciel, ni d’arc-en-ciel, Pour se tourner vers le soleil. »
(Pierre Delanoë, 1918-2006, parolier français ; Le Tournesol, chanson chantée par Nan Mouskouri, 1970)
« Un de ces fruits à écailles et emplumés. Un ananas, quelque chose comme une pomme de pin avec un petit palmier qui sort par le haut, oui, quelque chose comme cela… »
(Claude Simon, 1913-2005, écrivain français ; Le Palace, 1962)
« La vie n'est pas faite d'hibiscus et de rosée et a la saveur aigre-douce des fruits de la passion ».
(Véronique Tadjo, née en 1955, écrivaine ivoirienne)
« Il est quelque part, Un massif d’hortensias bleus Qui frémit comme un rêve… »
(haïku, de Josiane, poétesse anonyme)
« Hémérocalle, lis d’un jour, Le soleil illumine ton éphémère beauté. Hémérocalle belle d’un jour, Coquette et fragile dans le jardin d’été. »
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; Calendrier du jardinier 2010)
« Le fenouil purge l’estomac, il augmente la vue, de l’urine aisément il procure l’issue. Du fond des intestins il fait sortir les vents, mais sa graine a surtout vertu singulière, de les pousser par le derrière. Ainsi, ce sont ses semences séchées que l’on utilise en
La Capucine
« Un pied par-ci, un pied par-là, Voici venir la capucine. Un pied par-ci, un pied par-là, Voici fleurir la capucine. Capucine par-ci, Capucine par-là, Par-ci par-là. »
(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)
« Jardinier curieux j'ai toujours rêvé de contempler le ciel du haut d'un brin d'herbe mollement balancé entre deux graminées par un zéphyr de soir d'été parfumé. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Plantarium, 2012)
« Beaucoup préfèrent l’infusion des feuilles de monarde au thé de Chine. »
(Henry Phillips 1779 – 1840, horticulteur anglais)
« Les marronniers du parc et les chênes antiques Se berçaient doucement sous leurs rameaux en pleurs. »
(Alfred de Musset, 1810-1857, poète français ; Poésies nouvelles, ‘Lucie’, 1850)
« Dans ta coupe épanouie, Romantique guimauve, J’ai bu l’amour à l’envie Assoiffé sur l’alcôve. Cette union de nos sens Aujourd’hui a l’essence, D’un serment qui vivra;, Grâce à toi, althéa. »
(Michel Bretegnier, né en 1937, jardinier français ; Tendres fleurs, 2004)
« Nous regardions monter, sur les terrains ingrats, le grand candélabre des chardons à carder. »
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Journal à rebours, 1941)
« Nigelle, chimériques cheveux bleus de Vénus… »
(Rémy de Gourmont, 1858-1915, romancier français ; Le Pèlerin du Silence, Fleurs de jadis, 1896)
« Un jardin plein d’attraits réjouit, loge, nourrit, ôte au cœur l’angoisse pesante. Un jardin revigore les membres, il captive la vue. »
(Publius Vergilius Maro dit Virgile (-70 à + 19), poète latin – Les Catalectes – 1er siècle av. J.-C.)
« Mon jardin n’excite pas la faim, il la satisfait. Il n’augmente pas la soif à force de boire, il l’apaise en lui donnant gratuitement son remède naturel. »
(Épicure -341 à -270, philosophe grec)
« Grevillea rosmarinifolia. Des boucles de corail ciselées comme des bijoux délicats ».
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; le Truffaut Balcons et terrasses 2005)
« Quant aux géraniums rouges, ils exhalaient, humides, ce parfum complet qui fait songer à l’amour et regretter de ne pas être amoureux ».
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Chambre d’hôtel, 1939)
« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume Poussaient au bord de nos chemins. Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. »
(Émile Verhaeren, 1855 – 1916, poète belge d’expression française ; Les heures du soir, 1911)
« L’ail a une chaleur positive. Il pousse grâce à la force de la rosée, dès l'engourdissement de la nuit, jusqu'au matin. »
(Sainte Hildegarde de Bingen, 1098-1179, bénédictine phytothérapeute allemande)