« Nigelle, chimériques cheveux bleus de Vénus… »
(Rémy de Gourmont, 1858-1915, romancier français ; Le Pèlerin du Silence, Fleurs de jadis, 1896)
« Un jardin plein d’attraits réjouit, loge, nourrit, ôte au cœur l’angoisse pesante. Un jardin revigore les membres, il captive la vue. »
(Publius Vergilius Maro dit Virgile (-70 à + 19), poète latin – Les Catalectes – 1er siècle av. J.-C.)
« Mon jardin n’excite pas la faim, il la satisfait. Il n’augmente pas la soif à force de boire, il l’apaise en lui donnant gratuitement son remède naturel. »
(Épicure -341 à -270, philosophe grec)
« Grevillea rosmarinifolia. Des boucles de corail ciselées comme des bijoux délicats ».
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; le Truffaut Balcons et terrasses 2005)
« Quant aux géraniums rouges, ils exhalaient, humides, ce parfum complet qui fait songer à l’amour et regretter de ne pas être amoureux ».
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Chambre d’hôtel, 1939)
« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume Poussaient au bord de nos chemins. Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. »
(Émile Verhaeren, 1855 – 1916, poète belge d’expression française ; Les heures du soir, 1911)
« L’ail a une chaleur positive. Il pousse grâce à la force de la rosée, dès l'engourdissement de la nuit, jusqu'au matin. »
(Sainte Hildegarde de Bingen, 1098-1179, bénédictine phytothérapeute allemande)
« Quelle se limite à une pellicule diaphane, se durcisse comme un visage martelé par le temps ou se hérisse d’une armure épineuse, l’écorce enveloppe la plante d’une aura bien particulière qui confère à chaque espèce son individualité. »
(Patrick Mioulane, L’Âme des Plantes 2006)
« Deux ancolies se balançaient sur la colline. Et l'ancolie disait à sa sœur l'ancolie : je tremble devant toi et demeure confuse Et l'autre répondait : si dans la roche qu'use l'eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois que je tremble, et je suis confuse
« Les fleurs que j'aime sont les fleurs de nos prairies, de nos forêts, de nos montagnes. Je vais demander à l'Amérique septentrionale la miraculeuse beauté de ses composées, la majesté de ses hélianthes et de ses sylphiums. »
(Octave Mirbeau, 1848-1917, écrivain français
« Si les insectes ne s’étaient pas développés à la surface de la terre, nos plantes n’auraient pas été recouvertes de belles fleurs. Elles auraient produit des fleurs aussi ternes que celles qui nous voyons sur nos arbres : le sapin, le chêne, le noyer, le
« Le jardin est un mode d’expression personnelle, un dispositif humain créé pour satisfaire un besoin inné de contrastes. »
(Geoff Haughey, Paysagiste néo-zélandais ; Secrets de paysagistes, 2014)
« Chaque matin, quand le lever du jour apporte la joie, le volubilis renouvelle ses superbes fleurs Et continue longtemps à fleurir ainsi Pour nous apporter espoir et paix qui ne flétrissent jamais. »
(poème anglais anonyme)
« Quand je m'endors et quand je rêve La belle-de-nuit se relève. Elle entre dans la maison En escaladant le balcon, Un rayon de lune la suit, Belle-de-nuit, fleur de minuit. »
(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)
« Des bordures de buis rigoureusement taillées y dessinaient des cadres où se déployaient, comme sur une pièce de damas, des ramages de verdure d’une symétrie parfaite. »
(Théophile Gautier, 1811-1872, poète et romancier français ; Le Capitaine Fracasse, 1863)
« Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau. Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre… » (George Gordon Byron dit Lord Byron, 1788-1824 ; Don Juan,
« …Et ce divin laurier des âmes exilées Vermeil comme le pur orteil du séraphin Qui rougit la pudeur des aurores foulées… » (Stéphane Mallarmé, 1842–1898, poète français ; Les fleurs, Poésies, 1899)
« La forêt est un organisme d’une gentillesse et d’une générosité sans limites, qui ne demande rien pour sa propre subsistance, mais qui nous offre tout ce que la vie permet de produit. Elle étend sa protection à tous les êtres vivants, allant jusqu’à offrir son
« Dans le jardin sucré d’œillets et d’aromates, Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu, Et que les lourds frelons suspendus aux tomates, Chancellent de rosée et de sève pourvus, Je viendrai sous l’azur et la brume flottante, Ivre du temps vivace et
« Je viens à vous avec un rameau d’olivier dans la main gauche, et une mitraillette dans la droite. Ne faites pas tomber le rameau d’olivier ». (Yasser Arafat, 1929-2004, homme d’état palestinien ; ONU, 13 novembre 1973)