« La nature n’est ni accueillante, ni confortable. Sauf à la domestiquer, il ne fait pas bon y vivre. »
(Pascal Cribier. Paysagiste. Connaissance des Arts Jardins 2008)
« La graine des nigelles est noire, brillante comme un cent de puces et garde à long terme, si on l’échauffe, un parfum d’abricot, qu’elle ne transmet pas à la fleur. Je sèmerai des nigelles quand, dans le jardin-de-demain, auront repris place le songe, le projet
« Robe rouge et œil noir, le coquelicot des champs danse le flamenco au son des crincrins des cigales qu’on entend plus fort lorsque le vent se lève. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Mes brèves de jardin, 2010)
« Le jardin n’est plus une sculpture du paysage ou une vitrine des connaissances botaniques. C’est un espace de vie que l’on partage en famille et entre amis, un lieu de convivialité qui réconcilie nature et humanité. »
(Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste
« De fait on tient que le labyrinthe a été signalé longtemps par les prouesses des amants et qui si les cyprès pouvaient parler, ils nous apprendraient quantité de jolies petites aventures qu’on ne sait pas. »
(Marcel Poëte, 1866-1950, historien français ;
« Si l'on admet que les considérations météorologiques constituent un liant verbal indispensable à la constitution du lien social, on comprend mieux la signification de l'effet de serre (la main) qui intervient souvent en fin d'entretien climatique. »
(Philippe Bouvard, né en 1929,
« La ramonde (Ramonda pyrenaica) du Jardin botanique du Col du Tourmalet est-elle autre chose qu’un saintpaulia africain égaré à la suite de plissements hercyniens et de la dérive des continents ? »
« Tantôt pendant aux tonnelles, tantôt comme un serpent sous le soleil d’été, à l’ombre fraîche des herbes, le concombre tordu et la gourde ventrue se glissent ».
(Lucius lunius Moderatus Columella dit Columelle, 4-70, agronome romain ; Res rustica 1er siècle)
« La coccinelle, petit coléoptère qui ressemble à une minuscule tortue décorée au pinceau dans le goût suisse allemand… »
(André Pieyre de Mandiargues, 1909 – 1991, écrivain français ; la Marge, 1967)
« Au milieu d’un jardin, comme s’il s’élançait du carré pour rejoindre le ciel et y faire trait d’union de la terre et de Dieu, se dressait un grand pin à la forte ramure, où chantaient les mésanges et les pinsons à barre blanche.
« Tu as jeté des pierres de ton jardin dans le jardin des autres, et, pour y ajouter, tu as démoli un peu de ton mur. »
(Jules Renard, 1864-1910, écrivain français ; Journal, 26 mai 1896)
« La piéride se croît bien informée, et pourtant, elle ne lit que des feuilles de chou. »
(Michel Lis, 1937-2015, journaliste jardinier ; Mes brèves de jardin, 2010)
« Si tu veux du bonheur pour une journée seulement enivre-toi ; Si tu veux du bonheur pour un mois, marie-toi ; Si tu veux du bonheur pour une année, tue ton cochon ; Si tu veux du bonheur pour toute la vie, alors
« Comme autrefois la pervenche, Sur le velours vert des prés Par le printemps diaprés Aux baisers du soleil penche À moitié rempli de miel Son calice bleu de
« La digitale au clair matin Dit-il, dis-tu, dis-je ? La digitale au clair matin Dresse sur sa tige Des grappes de fleurs cramoisies, Dit-il, dis-tu, dis-je ? <span style="font-family:
« … Le lierre allègrement monte le long du mur ; Dans ses feuilles parfois se faufile un oiseau. Ce minuscule Éden couronné par l'azur S'arrête court devant les perles d’un rideau. »
<p« Strelitzia, ravissante fleur du Cap, Aimable, duchesse d’Allemagne, Qui devint reine en Grande-Bretagne, Inspire et bouleverse nos agapes. Notre désir consumé, oiseau de paradis, Par ta crête enflammée
« Il est peut-être vrai, comme nous le croyons souvent, que la forme naturelle d’un arbre soit la plus belle que cet arbre puisse obtenir, mais il peut arriver que nous ne désirions pas la plus belle forme, mais celle de notre propre création,
« Dans tout jardin bien conçu et d’ailleurs dans toute œuvre d’art, il y a une recherche d’équilibre. Ces harmonies peuvent nous affecter sans qu’on en soit vraiment conscients, en conférant au lieu un sens général d’ordre et de beauté. »
(Sir George Sitwell, 1860-1943,
« Pour les banlieusards, le printemps n’est vraiment au rendez-vous que lorsqu’ils sont réveillés pour la première fois par une tondeuse à gazon ».
(Anonyme)