« L’amidon le plus pur et le plus blanc s’obtient à partir des racines d’arum. Mais c’est aussi le plus douloureux pour les mains de la lavandière chargée de s’en occuper, car il fait des entailles et des ampoules et rend les mains rugueuses et gercées et tout à la fois cuisantes ».
(John Gerard, 1545-1611, prêtre jésuite anglais, contemporain d’Élisabeth 1re, 1533-1603)
« Ainsi se termine En paix Cette carrière Du végétal armé Qu’on appelle artichaut (…) Une écaille après l’autre Nous dévêtons Le délice Et mangeons la pâte pacifique De son cœur vert. »
(Ricardo Eliécer Neftali Reyes-Basoalto, dit Pablo Neruda, 1904-1973, écrivain et homme politique chilien ; Odes élémentaires, 1974)
« Doux, lisses et soyeux comme une peau de bébé, les pétales couleur chair du Magnolia grandiflora composent un écrin diaphane autour de la pyramide gardienne du génome précieux de cette beauté primitive. » (Patrick Mioulane, né en 1951, journaliste botaniste ; réflections botaniques, 2015)
« Vous pouvez envoyer à la terre toutes vos colères, vos frustrations, vos perplexités en travaillant vigoureusement, jusqu'à transpirer, vous faire mal ou jusqu'à être mort de fatigue. Le travail du jardin vous débarrasse l’esprit et le nettoie à fond, le laissant clair et prêt à se remplir d'espoirs nouveaux. »
(Rachel Peden, 1901-1975, fermière et écrivaine américaine ; Speak to the Earth, 1974)