En ce moment les champs de lavande embaument la Provence.
(Rémy de Gourmont, 1858-1915, romancier français ; Le Pèlerin du Silence, Fleurs de jadis, 1896)
« …Et ce divin laurier des âmes exilées Vermeil comme le pur orteil du séraphin Qui rougit la pudeur des aurores foulées… » (Stéphane Mallarmé, 1842–1898, poète français ; Les fleurs, Poésies, 1899)
« La forêt est un organisme d’une gentillesse et d’une générosité sans limites, qui ne demande rien pour sa propre subsistance, mais qui nous offre tout ce que la vie permet de produit. Elle étend sa protection à tous les êtres vivants, allant jusqu’à offrir son ombre au bûcheron qui la détruit ».
(Siddhārtha Gautama dit Bouddha, -566 à -483, chef spirituel fondateur du bouddhisme)
« Dans le jardin sucré d’œillets et d’aromates, Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu, Et que les lourds frelons suspendus aux tomates, Chancellent de rosée et de sève pourvus, Je viendrai sous l’azur et la brume flottante, Ivre du temps vivace et du jour retrouvé, Mon cœur se dressera comme le coq qui chante, Insatiablement vers le soleil levé. » (Anna-Élisabeth de Noailles, 1876-1933, poétesse française ; Le Cœur innombrable, Le Verger, 1901)