« La digitale au clair matin Dit-il, dis-tu, dis-je ? La digitale au clair matin Dresse sur sa tige Des grappes de fleurs cramoisies, Dit-il, dis-tu, dis-je ? <span style="font-family:
« … Le lierre allègrement monte le long du mur ; Dans ses feuilles parfois se faufile un oiseau. Ce minuscule Éden couronné par l'azur S'arrête court devant les perles d’un rideau. »
<p« Strelitzia, ravissante fleur du Cap, Aimable, duchesse d’Allemagne, Qui devint reine en Grande-Bretagne, Inspire et bouleverse nos agapes. Notre désir consumé, oiseau de paradis, Par ta crête enflammée
« Il est peut-être vrai, comme nous le croyons souvent, que la forme naturelle d’un arbre soit la plus belle que cet arbre puisse obtenir, mais il peut arriver que nous ne désirions pas la plus belle forme, mais celle de notre propre création,
« Dans tout jardin bien conçu et d’ailleurs dans toute œuvre d’art, il y a une recherche d’équilibre. Ces harmonies peuvent nous affecter sans qu’on en soit vraiment conscients, en conférant au lieu un sens général d’ordre et de beauté. »
(Sir George Sitwell, 1860-1943,
« Pour les banlieusards, le printemps n’est vraiment au rendez-vous que lorsqu’ils sont réveillés pour la première fois par une tondeuse à gazon ».
(Anonyme)
« Elle aimait la regarder couler, rivière de plaine entre ses peupliers et ses saules, miroir presque toujours étale où se doublaient jusqu’en leurs moindres nuances les couleurs et les remous du ciel ».
(Maurice Genevoix, 1880-1980, romancier-poète français ; La Forêt perdue, 1967)
« La rose qui meurt de soif a besoin du jardinier, mais le jardinier a encore plus besoin de la rose qui meurt de soif ; sans la soif de sa fleur, il n'existe pas. »
(Amélie Nothomb (baronne Fabienne Clare Nothomb), née en
« Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée : Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée, Me couvrent tout entier de silence et de paix. »
(Alphonse de Lamartine, 1790-1869, poète français ;
« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »
(Friedrich Hebbel, 1813-1863, dramaturge allemand ; Aphorismes et réflexions)
« Les enfants sont venus vous demander des roses : Il faut leur en donner. Mais les petits ingrats détruisent toutes choses… Il faut leur pardonner. »
(Marceline Desbordes-Valmore, 1786-1859, poétesse française ; Le livre des mères) (1786 – 1859)
« Si l’on envisage l’histoire du globe, l’apparition de l’homme prend aux yeux des biologistes la même signification que les grands cataclysmes à l’échelle du temps géologique… ».
(Jean Dorst, 1924-2001, naturaliste français ; Avant que nature meure, 1965)
« Plus les fleurs sont rares, plus elles sont difficiles à garder ; les espèces communes au contraire ne se perdent pas, quoi qu’on fasse ».
(John Parkinson, 1567 – 1650, apothicaire et jardinier anglais)
« Aux marguerites, tu as donné un nom de femme. Ou bien aux femmes tu as donné un nom de fleur. C’est pareil ».
(Jacques Prévert, 1900-1977, poète et artiste français ; Fleurs et couronnes, 1946)
« Du temps où les fleurs parlaient… À chacun son langage ! Les pissenlits se glorifiaient, Se pavanaient dans les prés d’or. La botanique les flattait d’un nom savant : Taraxacum. »
(Jacques Vallin, écologiste et démographe français ; Confidences
« Honorez plutôt la figue seconde qui, des plus belles heures de l’été, fait son miel, s’enfle de rosée nocturne et, verte ou violette, pleure par son œil, un seul pleur de gomme délicieuse, pour vous marquer l’instant de sa perfection. »
(Sidonie Gabrielle Colette,
« Les maisons sont comme les gens, elles ont leur âge, leurs fatigues, leurs folies. Ou plutôt non : ce sont les gens qui sont comme des maisons, avec leur cave, leur grenier, leurs murs et, parfois, de si claires fenêtres donnant sur de
« Traitez les euphorbes par le mépris. Ces plumets démesurés de feuillage bleu-vert surmontés d’énormes capitules vert chartreuse prospèrent sur la négligence ».
(Anonyme)
« J'aime pas les rhododendrons Parce que les rhododendrons Sont d'la famille de plantes dicotylédones gamopétales Comm'les azalées »
(Simon Berryer dit Sim, 1926-2009, acteur et humoriste français ; J’aime pas les rhododendrons, 1971)
« Sois le bienvenu joli Mai ! Je viens ici glaner tes fleurs et ta verdure, Pour un amour qu’au fin fond du cœur j’ai. »
(Geoffrey Chaucer, 1340-1400, poète anglais ; Les Contes de Canterbury, 1478)