« Quant aux géraniums rouges, ils exhalaient, humides, ce parfum complet qui fait songer à l’amour et regretter de ne pas être amoureux ».
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Chambre d’hôtel, 1939)
« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume Poussaient au bord de nos chemins. Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. »
(Émile Verhaeren, 1855 – 1916, poète belge d’expression française ; Les heures du soir, 1911)
« L’ail a une chaleur positive. Il pousse grâce à la force de la rosée, dès l'engourdissement de la nuit, jusqu'au matin. »
(Sainte Hildegarde de Bingen, 1098-1179, bénédictine phytothérapeute allemande)
« Quelle se limite à une pellicule diaphane, se durcisse comme un visage martelé par le temps ou se hérisse d’une armure épineuse, l’écorce enveloppe la plante d’une aura bien particulière qui confère à chaque espèce son individualité. »
(Patrick Mioulane, L’Âme des Plantes 2006)
« Deux ancolies se balançaient sur la colline. Et l'ancolie disait à sa sœur l'ancolie : je tremble devant toi et demeure confuse Et l'autre répondait : si dans la roche qu'use l'eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois que je tremble, et je suis confuse
« Les fleurs que j'aime sont les fleurs de nos prairies, de nos forêts, de nos montagnes. Je vais demander à l'Amérique septentrionale la miraculeuse beauté de ses composées, la majesté de ses hélianthes et de ses sylphiums. »
(Octave Mirbeau, 1848-1917, écrivain français
« Si les insectes ne s’étaient pas développés à la surface de la terre, nos plantes n’auraient pas été recouvertes de belles fleurs. Elles auraient produit des fleurs aussi ternes que celles qui nous voyons sur nos arbres : le sapin, le chêne, le noyer, le
« Le jardin est un mode d’expression personnelle, un dispositif humain créé pour satisfaire un besoin inné de contrastes. »
(Geoff Haughey, Paysagiste néo-zélandais ; Secrets de paysagistes, 2014)
« Chaque matin, quand le lever du jour apporte la joie, le volubilis renouvelle ses superbes fleurs Et continue longtemps à fleurir ainsi Pour nous apporter espoir et paix qui ne flétrissent jamais. »
(poème anglais anonyme)
« Quand je m'endors et quand je rêve La belle-de-nuit se relève. Elle entre dans la maison En escaladant le balcon, Un rayon de lune la suit, Belle-de-nuit, fleur de minuit. »
(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)
« Des bordures de buis rigoureusement taillées y dessinaient des cadres où se déployaient, comme sur une pièce de damas, des ramages de verdure d’une symétrie parfaite. »
(Théophile Gautier, 1811-1872, poète et romancier français ; Le Capitaine Fracasse, 1863)
« Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau. Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre… » (George Gordon Byron dit Lord Byron, 1788-1824 ; Don Juan,
« …Et ce divin laurier des âmes exilées Vermeil comme le pur orteil du séraphin Qui rougit la pudeur des aurores foulées… » (Stéphane Mallarmé, 1842–1898, poète français ; Les fleurs, Poésies, 1899)
« La forêt est un organisme d’une gentillesse et d’une générosité sans limites, qui ne demande rien pour sa propre subsistance, mais qui nous offre tout ce que la vie permet de produit. Elle étend sa protection à tous les êtres vivants, allant jusqu’à offrir son
« Dans le jardin sucré d’œillets et d’aromates, Lorsque l’aube a mouillé le serpolet touffu, Et que les lourds frelons suspendus aux tomates, Chancellent de rosée et de sève pourvus, Je viendrai sous l’azur et la brume flottante, Ivre du temps vivace et
« Je viens à vous avec un rameau d’olivier dans la main gauche, et une mitraillette dans la droite. Ne faites pas tomber le rameau d’olivier ». (Yasser Arafat, 1929-2004, homme d’état palestinien ; ONU, 13 novembre 1973)
« Qu’était le Paradis ? Rien qu'un jardin, un verger d'arbres et d'herbes, rempli de plaisirs ; rien d'autres que des délices… » (William Lawson Grant, 1872-1935, historien canadien)
« C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra. »
(Friedrich Hebbel, 1813-1863, dramaturge allemand ; Aphorismes et réflexions)
« Je ne puis pas plus te montrer un papillon dans une chenille, qu’une fraise dans sa fleur : il faut que le soleil ait mûri l’un et l’autre. »
La tomate « La chair périphérique, compacte et homogène, d’un beau rouge de chimie, est régulièrement épaisse entre une bande de peau luisante et la loge où sont rangés les pépins jaunes, bien calibrés, maintenus en place par une mince couche de gelée verdâtre le long d’un renflement