« De ce hêtre au feuillage sombre J’entends frissonner les rameaux : On dirait autour des tombeaux Qu’on entend voltiger une ombre ».
(Alphonse de Lamartine, 1790-1869, poète et romancier français ; Le Lac, 1820)
« Le figuier vous assimile, vous imprègne de sa gomme, du grondement de ses bourdons. »
(Italo Calvino, 1923-1985, écrivain et philosophe italien)
« La végétation, dans un embrasement étroit et profond, avait célébré et accompli là, sous l’œil satisfait du créateur, en cet enclos de trois cents pieds carrés, le saint mystère de sa fraternité, symbole de fraternité humaine. Ce jardin n’était plus un jardin, c’était une broussaille colossale, c’est-à-dire quelque chose qui est impénétrable comme une forêt, peuplé comme une ville, frissonnant comme un nid, sombre comme une cathédrale, odorant comme un bouquet, solitaire comme une tombe, vivant comme une foule ».
(Victor Hugo, 1802-1885, poète et romancier français ; Les Misérables, 1862)
« Dire que les plantes sont intelligentes, c’est les sous-estimer. »
(Francis Hallé, né en 1938, botaniste et dendrologue français ; Des Arbres et des hommes, l’Arbre sensible, 2018)