« Des fleurs fines et mousseuses comme l’écume Poussaient au bord de nos chemins. Le vent tombait et l’air semblait frôler tes mains Et tes cheveux avec des plumes. »
(Émile Verhaeren, 1855 – 1916, poète belge d’expression française ; Les heures du soir, 1911)
« L’ail a une chaleur positive. Il pousse grâce à la force de la rosée, dès l'engourdissement de la nuit, jusqu'au matin. »
(Sainte Hildegarde de Bingen, 1098-1179, bénédictine phytothérapeute allemande)
« Quelle se limite à une pellicule diaphane, se durcisse comme un visage martelé par le temps ou se hérisse d’une armure épineuse, l’écorce enveloppe la plante d’une aura bien particulière qui confère à chaque espèce son individualité. »
(Patrick Mioulane, L’Âme des Plantes 2006)
« Deux ancolies se balançaient sur la colline. Et l'ancolie disait à sa sœur l'ancolie : je tremble devant toi et demeure confuse Et l'autre répondait : si dans la roche qu'use l'eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois que je tremble, et je suis confuse comme toi. Le vent de plus en plus les berçait toutes les deux, les emplissait d'amour et mêlait leurs cœurs bleus. »
(Francis Jammes, 1868-1938, poète et romancier français ; Clairières dans le ciel, 1902-1906)