« Va, je te reconnais, jeune cèpe des bois… Au bord du chemin creux, c'est bien toi que je vois Ouvrant timidement ton parapluie. »
(Sabine Sicaud, 1913-1928, poétesse française ; Le petit cèpe, Poèmes d’enfant, 1926)
« L’été, ces deux bouleaux qui se font vis à vis, Avec ce délicat et mystique feuillage D’un vert si vaporeux sur un si fin branchage, Ont l’air extasié devant les yeux ravis. Ceints d’un lierre imitant le serpent inerte, Pommés sur leurs troncs droits, tout lamés d’argent blanc, Ils charment ce pacage où leur froufrou tremblant Traîne le bercement de sa musique inerte ».
(Maurice Rollinat, 1846–1903, Poète et musicien français ; Paysages et paysans, 1899)
« Le physalis porte ses fruits dans des petits vaisseaux, coques rondes et rouges comme l’or ».
(William Turner, 1510-1568, médecin et botaniste anglais)
« Contre les inconstances d’un climat dont il n’a pas fini de s’étonner, l’homme dresse des palis, plante les cyprès en murailles, les faux bambous en lances et aménage ses enclos, épanouis et peureux. »
(Sidonie Gabrielle Colette, 1873-1954, femme de lettres française ; Prisons et paradis, 1928)