14/08/2026

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guepe

« Certains insectes sont plus utiles que nuisibles parce qu’ils opèrent l’éclaircissage que les jardiniers devraient procéder eux-mêmes ; »

(Anonyme. La Revue horticole, février 1875)

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Immortelle Mioulane NewsJardinTV Jardimiou NPM 84986002

« Sache que la fleur la plus belle est aussi la plus tôt fanée. Sur son parfum penche-toi vite. L'immortelle n'a pas d'odeur. »

(André Gide, 1869-1951, écrivain français ; Les nouvelles nourritures, 1935)

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Hyssopus officinalis Gravure Chaumeton 1830

« Moi qui ne suis qu’un brin d’hysope dans la main du Seigneur tout-puissant, qui m’octroya la grâce »

(Paul Verlaine, 1844-1896, poète français ; Lithurgies intimes, 1892)

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Famille Jardin

« On ne peut séparer l’homme de la nature car il est la nature même comme le sont l’eau, l’arbre, le vent, le fond des mers. Dominé par les éléments depuis la nuit des temps, il est capable désormais de tuer toute vie sur la terre et par là de s’anéantir. »

(François Mitterand, 1916-1996, homme d’état français ; Sommet de Rio, 1992)

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« Il y en avait d’extraordinaires, des rosâtres, tels que le Virginale qui semblait découpé dans de la toile vernie, dans du taffetas gommé d’Angleterre ; de tout blancs, tels que L’Albane, qui paraissait taillé dans la plèvre transparente d’un bœuf, dans la vessie diaphane d’un porc ; quelques-uns, surtout le Madame Mame, imitaient le zinc, parodiaient des morceaux de métal estampé, teints en vert empereur, salis par des gouttes de peinture à l’huile, par des taches de minium et de céruse. »

(Joris-Karl Huysmans (Charles Marie Georges Huysmans), 1848-1907, écrivain français ; À Rebours,

« La forêt soufflait la passion géante des chênes, les chants d’orgue des hautes futaies, une musique solennelle, menant le mariage des frênes, des bouleaux, des charmes, des platanes, au fond des sanctuaires de feuillage ; tandis que les buissons, les jeunes taillis étaient pleins d’une polissonnerie adorable, d’un vacarme d’amants se poursuivant, se jetant au bord des fossés, se volant le plaisir, au milieu d’un grand froissement de branches. »

(Émile Zola, 1840-1902, écrivain français ; La Faute de l’abbé Mouret, 1875)

« La voilà donc, enfin ! Je la tiens cette plante, Que le divin Linné n’observa pas vivante ! Ô pétales caducs, stigmate fugitif, Vous n’échapperez point à mon œil attentif ; Vos merveilles pour moi n’auront plus de mystères ! Je t’adore ô pistil ! je vous salue, anthères… »

(Emmanuel Le Maout, 1799-1877, naturaliste et botaniste français ; lettre à Adrien de Jussieu, 1882)

« C'est la reine des hirondelles Qui porte collier de bluets, Bluets des champs et des javelles, Bluets. C'est la reine des hirondelles Qui s'éclaire avec des chandelles Et des bluets. »

(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)

« Et l’éternité même est dans le temporel Et l’arbre de la grâce est raciné profond Et plonge dans le sol et touche jusqu’au fond Et le temps est lui-même un temps intemporel. Et l’arbre de la grâce et l’arbre de nature Ont lié leurs deux troncs de nœuds solennels, Ils ont tant confondu leurs destins fraternels Que c’est la même essence et la même nature. »



(Charles Péguy. Ève, 1933) Ce poème est dédié à l’arbre de nature et l’arbre de la grâce qui étaient des ifs à Sainte-Croix-sur-Mer, Calvados.

« Le bûcher et la condamnation ne sont rien pour l’abeille ; ce qui lui semble un supplice est de se séparer de sa rose. »

(Emily Dickinson, 1830-1886, poétesse américaine ; Deux mondes, 1861-1863)