« … Que fera donc l’homme de goût ?… Il ne donnera à rien de la symétrie ; elle est ennemie de la nature et de la variété ; et toutes les allées d’un jardin ordinaire se ressemblent si fort qu’on croit être toujours dans la même : il élaguera le terrain pour s'y promener commodément, mais les deux côtés de ses allées ne seront point toujours exactement parallèles ; la direction n’en sera pas toujours en ligne droite, elle aura je ne sais quoi de vague comme la démarche d'un homme oisif qui erre en
« Il serait insuffisant d’embellir et de poétiser l’agriculture, pour décider ceux qui la délaissent à lui faire bon visage ; il faut aussi qu’elle leur permette de vivre. »
(Jules Méline, 1838-1925, homme politique français défenseur du monde agricole)
« Les hypocrites, comme les abeilles, ont le miel à la bouche et l’aiguillon caché ».
(Abbé Jacques Delille, 1738-1813, poète français)
« Le jardin est l’une de ces formes qui transitent à travers l’histoire car il est, littéralement, une inscription, aussi précise qu’un dessin magique, que trace le travail du sol à la surface du globe terrestre, héritant de toute la tradition des corps à corps avec la terre rebelle pour l’amadouer, la féconder, l’asservir peut-être. Chaque jardin implanté et cultivé décrit les limites d’un territoire défini, d’un domaine réservé et clos dans lequel, et par lequel, l’esprit a réussi à comprendre et à dominer les lois de l’univers. »
(Isabelle Auricoste, née en 1941,