« Si tu vas vers les sources du fleuve Cueille pour moi la fleur frangipane Si tu meurs avant moi Attends-moi à la porte du ciel. »
(Henri Fauconnier, 1879-1973, écrivain français ; Malaisie, 1930
« Les hommes, voyez-vous, c’est comme les nèfles, ils mûrissent sur la paille. »
(Honoré de Balzac, 1799-1850, écrivain français ; Les Chouans, 1829)
« Lorsque les dégradations de notre cadre de vie nous inquiètent, lorsque le trio béton, bitume, bagnole, prend la couleur et l’odeur de l’égout, nous devrions nous inspirer des plantes, de leur sobriété, de leur dignité ; l’avenir de la planète serait moins sombre ».
(Francis Hallé, né en 1938, botaniste et dendrologue français ; Éloge de la plante, 1999)
« On ne voit en passant par les Landes désertes, Vrai Sahara français, poudré de sable blanc, Surgir de l'herbe sèche et des flaques d'eau vertes, D'autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc. Car pour lui dérober ses larmes de résine, L'homme avare bourreau de la création, Qui ne vit qu'aux dépens de ceux qu’il assassine, Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon ! Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte, Le pin verse son baume et sa sève qui bout, Et se tient toujours