« La digitale au clair matin Dit-il, dis-tu, dis-je ? La digitale au clair matin Dresse sur sa tige Des grappes de fleurs cramoisies, Dit-il, dis-tu, dis-je ? Dis-je bien ainsi ? Dis-je ? »
(Robert Desnos, 1900-1945, poète français ; Chantefables et chantefleurs, 1944)
« … Le lierre allègrement monte le long du mur ; Dans ses feuilles parfois se faufile un oiseau. Ce minuscule Éden couronné par l'azur S'arrête court devant les perles d’un rideau. »
(Marie-Antoinette Cordina-Fontana, 1923-2013, poétesse française ; Mon Jardin)
« Strelitzia, ravissante fleur du Cap, Aimable, duchesse d’Allemagne, Qui devint reine en Grande-Bretagne, Inspire et bouleverse nos agapes. Notre désir consumé, oiseau de paradis, Par ta crête enflammée comme l’amour, De nos corps enfiévrés encore et toujours, Envole mon âme, vers notre paradis. »
(Patrick Mioulane, né en 1951, Journaliste botaniste, Rêveries végétales, 2004)
« Il est peut-être vrai, comme nous le croyons souvent, que la forme naturelle d’un arbre soit la plus belle que cet arbre puisse obtenir, mais il peut arriver que nous ne désirions pas la plus belle forme, mais celle de notre propre création, l’expression de notre ingénuité. »
(James Shirley Hibberd, 1825-1890, journaliste botaniste anglais ; The Gardener’s magazine, 1870)