« …Elle n’eut pas plutôt vu notre vieux jardin régulier, qu’elle se mit en tête de le transformer en paysage anglais : c’était une idée saugrenue, car, sur un terrain plat, ayant peu de vue, et où les arbres sont très lents à pousser, ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de conserver précieusement ceux qui s’y trouvent, de planter pour l’avenir, de ne point ouvrir de clairières qui vous montrent les pauvretés environnantes… »
(Amantine Aurore Lucile Dupin baronne Dudevant, dite George Sand, 1804-1876, romancière française ; Histoire de ma vie, 1855)
« La nature vient au secours de tous les abandons ; là où tout manque, elle se redonne tout entière ; elle refleurit et reverdit sur tous les écroulements ; elle a le lierre pour les pierres et l'amour pour les hommes. »
(Victor Hugo, 1802-1885, poète et romancier français ; l’Homme qui rit, 1869)
« Au fond de l’estomac, des reins et du poumon Le gingembre brûlant s’impose avec raison Eteint la soif, ranime, excite le cerveau En la vieillesse éveille amour jeune à nouveau. »
(École de médecine de Salerne, xie siècle)
« L’homme a dénaturé beaucoup de choses pour les mieux convertir à son usage : en cela il n’est point à blâmer ; mais il n’en est pas moins vrai qu’il les a souvent défigurées, et que, quand dans les œuvres de ses mains il croit étudier vraiment la nature, il se trompe. Cette erreur a lieu surtout dans la société civile ; elle a lieu de même dans les jardins. Ces fleurs doubles, qu’on admire dans les parterres, sont des monstres dépourvus de la faculté de produire leur semblable, dont la nature a doué tous les