« Sur fond d’azur le voici, comme un personnage de la comédie italienne, avec un rien d’histrionisme saugrenu, poudré comme un Pierrot, dans son costume à pois jaunes, le mimosa. »
(Francis Ponge, 1899-1988, écrivain et poète français ; La Rage de l’expression. Le mimosa, 1952)
« La rose qui meurt de soif a besoin du jardinier, mais le jardinier a encore plus besoin de la rose qui meurt de soif : sans la soif de sa fleur, il n’existe pas. »
(Amélie Nothomb, née en 1966, romancière belge ; Attentat, 1998)
« C'est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes »
(Jean Anouilh, 1910-1987, écrivain et dramaturge français ; Antigone, 1942)
« …Elle n’eut pas plutôt vu notre vieux jardin régulier, qu’elle se mit en tête de le transformer en paysage anglais : c’était une idée saugrenue, car, sur un terrain plat, ayant peu de vue, et où les arbres sont très lents à pousser, ce qu’il y a de mieux à faire, c’est de conserver précieusement ceux qui s’y trouvent, de planter pour l’avenir, de ne point ouvrir de clairières qui vous montrent les pauvretés environnantes… »
(Amantine Aurore Lucile Dupin baronne Dudevant, dite George Sand, 1804-1876, romancière française ; Histoire de ma vie, 1855)