« Deux ancolies se balançaient sur la colline. Et l'ancolie disait à sa sœur l'ancolie : je tremble devant toi et demeure confuse Et l'autre répondait : si dans la roche qu'use l'eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois que je tremble, et je suis confuse comme toi. Le vent de plus en plus les berçait toutes les deux, les emplissait d'amour et mêlait leurs cœurs bleus. »
(Francis Jammes, 1868-1938, poète et romancier français ; Clairières dans le ciel, 1902-1906)
« Les fleurs que j'aime sont les fleurs de nos prairies, de nos forêts, de nos montagnes. Je vais demander à l'Amérique septentrionale la miraculeuse beauté de ses composées, la majesté de ses hélianthes et de ses sylphiums. »
(Octave Mirbeau, 1848-1917, écrivain français ; Le Concombre fugitif, 1894)
« Si les insectes ne s’étaient pas développés à la surface de la terre, nos plantes n’auraient pas été recouvertes de belles fleurs. Elles auraient produit des fleurs aussi ternes que celles qui nous voyons sur nos arbres : le sapin, le chêne, le noyer, le frêne, les herbes, l’épinard, les mauvaises herbes et les orties qui sont fécondés par l’intervention du vent ».
(Charles Darwin, 1809 – 1882, naturaliste anglais ; L’Origine des espèces au moyen de la sélection naturelle. 1859)
« Le jardin est un mode d’expression personnelle, un dispositif humain créé pour satisfaire un besoin inné de contrastes. »
(Geoff Haughey, Paysagiste néo-zélandais ; Secrets de paysagistes, 2014)